Je sors, conforté et apaisé, d'une semaine de réflexion avec moi-même face à Paulo Nozolino. À la fin, ces trois images récentes ont été accrochées dans une cour, dans un coin, comme ça, tout serré. Et samedi soir des gens les ont regardées en mangeant des chips et en buvant du vin dans des gobelets en plastique.


Avant cette retraite photographique, j'avais passé six mois à exorciser dans un carnet les deux années où ma vie s'est emballée. J'ai désormais confirmation que ce travail est terminé, que je l'ai fait juste pour moi, que sa place est au grenier. Je l'y ai déposé ce matin.

Dans cette cour, samedi, il y avait aussi les bouts de vie d'autres personnes qui m'ont touché, et d'un ami que j'espère revoir bientôt.